Veille d'actualité

«La montée du niveaux de la mer est certaine, il faut anticiper le phénomène. Il faut écouter les habitants ». Constance Olivès, Urbaniste

Articles de presse communiqués par Nicole Le Formal

La submersion marine... Aléas, Enjeux et Risques

Source : Observatoire National sur les effets du réchauffement climatique : Le littoral dans le contexte du changement climatique - Rapport au premier ministre et au parlement (2015)

"Une accélération de l'étalement urbain (Exemple)

la Sarthe ne fait pas exception dans le paysage Français. On y observe un fort allongement des trajets entre les lieux de résidence et les zones d'emploi et de commerce, allongement lui-même corrélé à un développement de l'habitat dans les campagnes. En huit ans près de huit cents hectares de prés et de champs ont été consommés pour la seule construction de logements et le rythme s'accélère. Il a fallu treize ans pour urbaniser, entre 1987 et 2000, 151 hectares de terrains naturels ; entre 2000 et 2010 dix ans ont suffi pour imperméabiliser 283 hectares..."

Source : DIAGONAL (Novembre 2015/N°195^)-  Revue des équipes d'urbanisme

Ville et réchauffement climatique - La planification au secours du climat

Quelles solutions mettre en oeuvre pour lutter contre le changement climatique et ses conséquences (inondations, submersions, canicules, pollutions,...)

L’artificialisation résulte de l’urbanisation et de l’expansion des infrastructures. Gagnées sur des espaces naturels ou cultivés, ces surfaces artificielles regroupent l’habitat et les espaces verts associés, les zones industrielles et commerciales, les équipements sportifs ou de loisirs, ou encore les routes et parkings. Le processus d’artificialisation est le plus souvent irréversible.

L’Homme  ne prend pas assez en considération les services que lui rend la nature. La terre et les océans produisent sa nourriture, le sous-sol renferme la quasi totalité des ressources énergétiques et des minerais dont l’humanité dépend. Enfin, le système climatique et le cycle de l’eau, sensibles aux pollutions, sont essentiels à toute forme de vie.

Selon Corine Land Cover, entre 1990 et 2006, la part des surfaces artificialisées sur le territoire métropolitain passe de 4,6 % à 5,1 %, ce qui correspond à une perte de 281 354 ha en 16 ans dont 122 949 ha sur la période 2000-2006. Les surfaces artificialisées sont plus élevées selon Teruti-Lucas. Elles représentent 7 % de la surface métropolitaine en 1993 et 9,4 % en 2008.

D’après le ministère de l’Environnement, les espaces agricoles et naturels perdent actuellement 236 hectares par jour, ce qui correspond à la superficie  d’un département français moyen (610 000 hectares) tous les sept ans. Résultat en deçà de la réalité, puisque le ministère de l’Environnement utilise Corine Land Cover, qui ne considère pas les zones industrielles et commerciales comme du tissu urbain.

Impacts environnementaux de l'artificialisation des sols

Selon le Service de l'observation et des statistiques du Ministère du Développement Durable, l'imperméabilisation des sols engendre de graves conséquences environnementales.

Elle favorise le ruissellement de l'eau le long des pentes au détriment de son infiltration, l'érosion des sols, les coulées d'eau boueuse et le risque d'inondation, comme en témoignent de nombreuses catastrophes naturelles exacerbées par l'absence de couvert végétal protecteur.

De plus, la concentration du ruissellement intensifie le transfert de sédiments chargés de contaminants des sols vers les cours d'eau (engrais azotés ou phosphatés, hydrocarbures, métaux lourds, produits phytosanitaires).

L'artificialisation des sols peut aussi provoquer un destockage de carbone rapide et conséquent, qui contribue au changement climatique lorsque le sol n'est pas très vite couvert (végétation, revêtement).

Elle fragmente (découpe) les habitats naturels, les écosystèmes et les paysages, affectant fortement la biodiversité. Ce phénomène est particulièrement visible dans les zones d'extension périurbaine, où la construction de logements individuels de plus en plus éloignés des centres historiques urbains est extrêmement consommatrice en sols cultivés. Le mitage y est renforcé par la construction de réseaux de communication nécessaires aux trajets domicile-travail.

Enfin, l'imperméabilisation des sols contribue fortement à l'îlot de chaleur urbain qui ne permet pas aux villes de se rafraîchir suffisamment la nuit.

Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2861_artificialisation_sols.php

Des solutions ?

"L'Urbaniste Luc Schuiten a ainsi crée le concept de la "ville végétale", imaginant des cités dont les bâtiments feraient de la photosynthèse et absorberaient les pluies."

"Réconcilier ville et nature : un enjeu crucial

Aujourd’hui, face aux problèmes d’augmentation du coût de l’énergie et des déplacements, de disparition de terres agricoles et d’augmentation du prix des produits alimentaires, de perte de biodiversité, l’étalement urbain atteint ses limites et nécessite d’évoluer vers un modèle de développement urbain moins consommateur d’espace et plus respectueux des ressources naturelles. Or, de nombreux exemples français ou étrangers (notamment dans les Pays du Nord de l’Europe) montrent qu’il est possible de construire des quartiers conjuguant qualité de l’habitat, une certaine densité et beaucoup de verdure et que cela s’accompagne en général d’un aménagement plus durable sur le plan de la gestion de l’eau, des nuisances et des pollutions (1)." AUDELOR

Articles de presse communiqués par Nicole Le Formal

Les pollutions...

Les pesticides :

Un pesticide est une substance chimique utilisée pour lutter contre des organismes considérés comme nuisibles. C'est un terme générique qui rassemble les insecticides, les fongicides, les herbicides, les parasiticides. Ils s'attaquent respectivement aux insectes ravageurs, aux champignons, aux « mauvaises herbes » et aux vers parasites. Source Wikipédia

Les métaux lourds : 

Les éléments traces, appelés abusivement métaux lourds, comprennent non seulement les métaux présents à l’état de trace (cadmium, cuivre, mercure, plomb, etc.), mais aussi des éléments non-métalliques, comme l’arsenic, le fluor… La plupart d’entre eux, les oligo-éléments, sont nécessaires à la vie en faible dose. Ils peuvent cependant se révéler très nocifs en quantités trop importantes. C'est le cas du fer (Fe), du cuivre (Cu), du zinc (Zn), du nickel (Ni), du cobalt (Co), du vanadium (V), du sélénium (Se), du molybdène (Mo), du manganèse (Mn), du chrome (Cr), de l'arsenic (As) et du titane (Ti). D'autres ne sont pas nécessaires à la vie et sont préjudiciables dans tous les cas, comme le plomb (Pb), le cadmium (Cd) et l'antimoine (Sb). Les métaux lourds s'accumulent dans les organismes vivants et ont des effets toxiques à court et long terme. Certains, comme le cadmium, le chrome et le plomb, sont cancérigènes.Source air Breizh

Pollutions (boues portuaires et désenvasement)

D’après les estimations, les 144.000 m3 extraits du port de XXXXXXX comporteront :

  • 1.650 kg d’arsenic

  • 14 kg de cadmium

  • 2.900 kg de chrome

  • 875 kg de cuivre

  • 5 kg de mercure

  • 1.100 kg de nickel

  • 2.500 kg de plomb

  • 9.000 kg de zinc

  • de l’étain, de l’aluminium, des dioxines, des nitrates et des phosphores.

« Tous ces micro-polluants sont toxiques pour les larves, les œufs et les juvéniles de coquillages et de poissons. Il suffit de millionièmes de grammes par litre pour provoquer des problèmes de croissance et de reproduction »

« Ils favorisent la prolifération des planctons toxiques, avec le risque d’entraîner l’interdiction de ramassage des coquillages ».

En résumé :

Ces boues toxiques représentent un risque sérieux pour la pêche, la baignade et les activités de loisirs (pêche à pied)

 

Source (extrait) Ouest France  04/05/01

...Quel impact sur la chaîne alimentaire ?

Vidéos issues des travaux de recherche sur les micros-plastiques (Objectif Plancton) de Leslie Romagné, Océanographe à l'Observatoire du Plancton -

D'après l'exposition MED / Laboratoire marin de Plymouth R.U. - COLE et al

Support d'animation conçus et réalisés par Pierre MOLLO, Observatoire du Plancton

« Boyan Slat : le jeune qui veut Nettoyer les Océans du Plastique » : l’info a fait le tour du monde en quelques semaines via la vidéo de présentation du projet, avec plus de deux millions de vues. Depuis, l’opération de crowdfunding (levée de fond sur internet) a récolté plus de 2 million de dollars, permettant au projet « Ocean Cleanup » d’être lancé. Une grande expédition de collecte d’information est en cours et un projet-pilote en préparation au Japon.

L’objectif principal de « Ocean Cleanup » est de développer des nouvelles technologies pour permettre le nettoyage des océans, par l’élimination et la prévention de la pollution par les matières plastiques. Dans cinq ans, l’organisation prévoit de lancer un système long de 100 km entre Hawaï et la Californie. Selon l’instigateur, grâce à ce système, il serait possible de récupérer près de la moitié du vortex de déchets du Pacifique nord (Great Pacific Garbage Patch) en seulement dix ans.


Engrais chimiquesLes Nitrates (Source ERB) :

Les concentrations (ou densité) de Nitrates :

Avant 1970 les concentrations en nitrates dans les cours d'eau étaient inférieures à 5mg/l.

Actuellement à la sortie des fleuves dans les estuaires, la concentration en nitrates (de 500 à 1000μmol/l) est suffisamment importante pour permettre aux algues de proliférer.

Les algues ne pourront s’alimenter en azote (1) que si elles baignent dans une eau fortement chargée en azote inorganique (entre 100 et 1 000 μmoles)

L'objectif majeur pour réduire l'eutrophisation (2) des eaux marines est de couper les rejets nitrates. Source : Etienne Dervieux, Eaux et Rivières de Bretagne, janvier 2016.

(1) Antoine Lavoisier a choisi le nom azote, composé de a- (privatif) et du radical grec ζωτ-, « vivant » et signifie donc « privé de vie », du fait que contrairement à l'oxygène, il n'entretient pas la vie des animaux. (Source : wikipédia) 

L'origine du symbole N est son nom latin « nitrogenium » qui provient du grec nitron gennan, ce qui signifie « formateur de salpêtre » (nitrate de potassium). Le terme anglais nitrogen a conservé cette racine pour désigner l'azote.

(2) Eutrophisation : déséquilibre d’un écosystème dû à un excès de nutriments, qui se traduit par une croissance excessive des algues et une diminution de l’oxygène dissous. (source CNRS)

 

Un cours d’eau, un lac, une zone littorale… sont des systèmes complexes.
Ils abritent en effet en leur sein nombre d’espèces vivantes très diverses, végétales et animales, qui interagissent entre elles de façons variées en établissant des relations de cohabitation, de compétition, de prédation ou de parasitisme. De plus, ces espèces ne peuvent se suffire à elles-mêmes. Pour croître, elles ont besoin de l’énergie et des aliments qui leur sont fournis par le milieu extérieur constitué par l’eau, les sols et l’atmosphère. La composition de ces populations dépend donc étroitement des conditions de vie qui leur sont offertes, à savoir du courant, de la température, de l’oxygénation et de la composition chimique de l’eau, de la nature des fonds, du relief et de la végétation du bassin versant, des conditions atmosphériques… Source CNRS

Comment s'adapter durablement aux conséquences du réchauffement climatique, tout en répondant de façon sûre à des besoins alimentaires toujours croissants ?

Alexandra Pihen, in S§V n°274

Source : Science § Vie n°274 : L'agriculture du futur, 7 défis pour le XXI ème siècle

 Extrait du livre bleu des engagements du Grenelle de la Mer (juillet 2009)

« Le Grenelle de la Mer repose sur une conviction forte : les mers et les océans ont été les grands oubliés du XXe siècle. Or, en ce début de XXIe siècle, c’est la mer qui sauvera la terre. La mer constitue en effet le premier « potentiel de vie » de l’Humanité : potentiel alimentaire grâce au plancton, aux algues et aux protéines animales ; potentiel médical grâce aux enzymes et aux molécules des espèces marines ; potentiel énergétique grâce aux « énergies bleues » comme l’ énergie thermique des mers, l’énergie tirée de la houle ou les éoliennes en mer ; potentiel scientifique avec seulement quelques dizaines de milliers d’espèces connues sur un total estimé de plusieurs millions ; potentiel économique avec ses nombreux métiers, ses filières d’excellence et ses millions de travailleurs… Cependant, la mer est également un « colosse aux pieds d’argile », qui souffre et qui meurt en silence. »

Jean-Louis BORLOO, Ministre d’Etat